Projet Opéra du MondeUn opéra diffusé en direct et en temps réel, donné simultanément dans plusieurs pays.https://www.cirmmt.org/fr/research/projects/world-opera-projecthttps://www.cirmmt.org/fr/research/projects/world-opera-project/@@download/image/world-opera-logo.jpeg
Projet Opéra du Monde
Un opéra diffusé en direct et en temps réel, donné simultanément dans plusieurs pays.
Le Projet Opéra du Monde explore la faisabilité de représentations d'opéra diffusées en temps réel et en simultané dans plusieurs villes du Canada, des États-Unis et d'Europe. Il examine l'impact de la latence et de la technologie sur la connexion émotionnelle et la synchronisation musicale. Ce projet aborde les défis artistiques et techniques liés à la création d'un opéra mondial dans le cyberespace.
Objectifs
Comprendre l'impact des décalages audio/vidéo sur la connexion émotionnelle des chanteur·euses.
Identifier des stratégies pour faire face à la latence lors de représentations en direct diffusées en réseau.
Évaluer l'effet de la disposition de l'orchestre sur la prestation finale.
Chronologie
2008-2009
Statut : Terminé.
Approche
Niels Muus dirige trois chanteurs d'opéra à distance via un réseau à retard simulé. Crédit photo : Jeremy Cooperstock
L'opéra exige une expression émotionnelle, ce qui devient un véritable défi lorsque les interprètes sont séparé·es par la distance et les fuseaux horaires.
Les expériences menées ont été le fruit d'un effort collectif du Shared Reality Lab de l'Université McGill, en collaboration avec Niels Windfeld Lund de l'Université de Tromsø en Norvège, fondateur du projet.
Les expériences ont simulé des latences transnationales et mondiales à l'aide de flux audio/vidéo. Des vocalistes, des chef·fes d'orchestre et des pianistes se sont produit·es dans des salles distinctes, testant ainsi la tolérance au retard et les stratégies de compensation. Des technologies d'affichage vidéo telles que les écrans plasma et les écrans Holo ont également été évaluées.
Résultats et impact
Les résultats ont montré que les décalages entraînaient souvent des variations indésirables du tempo, mais que les répétitions permettaient d’atténuer ces effets. Le chef d’orchestre a joué un rôle essentiel pour maintenir le rythme de la musique en empêchant les vocalistes et le pianiste de se suivre les uns les autres, ce qui aurait autrement ralenti le tempo au fil du temps.
Cependant, comme les effets de latence étaient difficiles à juger, les chef·fes d'orchestre ont eu du mal à apporter des ajustements expressifs. Le chef d'orchestre et le pianiste ont tous deux estimé que la meilleure façon de gérer la latence était d'ignorer les flux audios des chanteur·euses. Comme l'a expliqué le chef d'orchestre : « Je ne corrige pas, car je ne peux pas juger. »
Le lien émotionnel établi par les chanteur·euses dépendait davantage de leur familiarité avec la technologie que du décalage lui-même. À mesure qu’ils se familiarisaient avec le dispositif, les distractions diminuaient et le lien émotionnel s’intensifiait.
Les chercheur·euses de McGill ont poursuivi les expériences du Projet Opéra du Monde chez Bang & Olufsen, où ils ont évalué des technologies d’affichage destinées aux représentations scéniques, en utilisant :
La projection classique de vidéo,
L'écran plasma 103 pouces de Bang & Olufsen,
Et l'écran Holo de DNP.
Ces tests ont été réalisés avec des danseur·euses interagissant entre deux pièces.
La segmentation vidéo dans des conditions d'éclairage difficiles reste un domaine de recherche très actif.
Personnes impliquées
Chercheurs principaux
Niels Muus dirige deux chanteurs d'opéra dans un laboratoire du CIRMMT.
Prof. Jeremy Cooperstock, Université McGill (Shared Reality Lab, CIRMMT)*
Prof. Niels Windfeld Lund, University of Tromsø
Artistes
Niels Muus, chef d’orchestre
Michael McMahon, pianiste
Vocalistes du programme de voix de l’Université McGill